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Découvrez l’art du Habanos……

Description

Découvrez l’art du Habanos……

source: http://www.habanos.be

Le habano

Le Habano

Fort peu de produits sont mondialement reconnus comme étant les meilleurs dans leur catégorie.

Le Habano (ou havane) appartient à cette élite.

Le secret de sa renommée ? D’abord, la qualité de son tabac et des arômes qu’il développe. D’autres terroirs ont acquis le savoir-faire cubain, obtenu des graines cubaines, mais aucun ne possède les qualités naturelles du terroir cubain ni son climat. Une double bénédiction, unique au monde.

Pas plus qu’on ne retrouvera ailleurs cette tradition, pluriséculaire, de la culture du tabac cubain, ces soins extraordinaires dont le veguero(fermier) entoure ses plants, ces mois et ces années d’attente patiente avant que la feuille soit enfin jugée digne de composer un Habano.

Une autre particularité de ces cigares est soulignée par la définition même du mot Habano. Si tous les Habanos sont des cigares cubains, tous les cigares cubains ne sont pas des Habanos.

Cette dénomination, authentique appellation d’origine, est réservée aux vitoles des marques les plus prestigieuses, celles dont les cigares sont élaborés à partir des seuls tabacs élevés dans des zones bien précises et dans le respect de règles très strictes.

La plupart des Habanos sont totalement confectionnés à la main, selon des méthodes utilisées pour la premieère fois à La Havane, voilà quelque deux siècles, et qui restent pratiquement inchangées depuis. Quelques-uns sont  »faits machine ». Tous sont unis par un dénominateur commun : les contrôles rigoureux auxquels ils doivent satisfaire pour recevoir la précieuse appellation  »Habano ».

Habano : une référence synonyme d’excellence.

La lecture des pages suivantes vous en apprendra les raisons.

L'anatomie d'un Habano

Il faut cinq classes de feuilles de tabac pour confectionner un Habano, chacune est cultivée et préparée en vue de tenir un rôle bien précis.

Trois pour l’arôme…

Trois types de feuilles composent la tripe, source de ces riches odeurs et saveurs qui distinguent immédiatement un Habano des autres sigares.

· Volado, une feuille légère en arômes, appréciée essentiellement pour sa combustibilité, aussi appelée Fortaleza 1 (ou force 1).

· Seco, une feuille de puissance moyenne, celle qui assure l’essentiel des arômes – Fortaleza 2

· Ligero, la feuille la plus riche, à combustion lente, celle qui donne une sensation certaine de puissance – Fortaleza 3.

… une pour la structure …

La sous-cape, ou capote, est la feuille particulière qui enveloppe les feuilles constituant la tripe, définit la forme du cigare et favorise le tirage.

L'anatomie d'un Habano... suite

… et une pour le plaisir de l’oeil

La cape, ou capa, est une feuille d’une grande finesse et d’une grande élasticité, elle sera la robe du cigare.

Bien que son rôle gustatif reste limité, la cape s’impose finalement comme un symbole de perfection du Habano.

Chacune de ces feuilles est élevée, à Cuba, dans le seul but de devenir Habano.

Dans aucun autre cigare, vous ne rencontrerez un tabac aussi riche.

Le pied (La boquilla)

La tête (La perilla)

Le paradis du tabac

Le paradis du tabac

Nulle part au monde ne pousse un meilleur tabac que celui élevé à Cuba. Où seules quelques vegas (fermes) sont jugées aptes à la culture des feuilles qui entrent dans la composition des Habanos.

De même qu’un grand vin se définit par son terroir, de même le caractère d’un Habano est intimement lié au sol où croît le tabac.

Selección (sélection)est le mot clé que ponctue chaque étape de la production des feuilles destinées au Habano, et cette sélection commence avant même les semailles.

On ne cultive le tabac destiné aux Habanos que dans des régions bien précises de Cuba et, à l’intérieur de celles-ci, uniquement dans un petit nombre de fermes qui, chacune, possède son propre style de culture.

Cette élite reçoit le titre de Vegas Finas de Primera (plantations fines de première qualité). Une distinction que consacre les qualités exceptionnelles et de leur sol et de leur microclimat, ainsi que les soins, uniques, prodigués à leurs plants lors de leur croissance.

* VUELTA ABAJO La meilleure terre au monde pour la culture du tabac. Vuelta abajo est le prmier fournisseur de tabacs destinés aux Habanos ; en outre, elle est la seule région où poussent toutes les classes de feuilles nécessaires à leur élaboration. Précisons que dans cette région moins du quart de ses terres a reçu le titre de Vegas Finas de Primera, statut indispensable pour produire le tabac pour les Habanos.

* VUELTA ABAJO La meilleure terre au monde pour la culture du tabac. Vuelta abajo est le prmier fournisseur de tabacs destinés aux Habanos ; en outre, elle est la seule région où poussent toutes les classes de feuilles nécessaires à leur élaboration. Précisons que dans cette région moins du quart de ses terres a reçu le titre de Vegas Finas de Primera, statut indispensable pour produire le tabac pour les Habanos.

* VUELTA ABAJO La meilleure terre au monde pour la culture du tabac. Vuelta abajo est le prmier fournisseur de tabacs destinés aux Habanos ; en outre, elle est la seule région où poussent toutes les classes de feuilles nécessaires à leur élaboration. Précisons que dans cette région moins du quart de ses terres a reçu le titre de Vegas Finas de Primera, statut indispensable pour produire le tabac pour les Habanos.

Le paradis du tabac...suite

Pinar del Rio: Nom de la province occidentale de Cuba où se trouvent les plus importantes plantations de tabac, et aussi celui du chef-lieu de cette province. Au sud de la ville, quelques-unes des meilleures terres à tabac pour le Habano, dont la VegaVizcaino célèbre pour ses capes. Sans oublier :

* San Luis: Petite localité, au coeur de la région du tabac cubain, réputée pour la culture de feuilles de cape. On y trouve des plantations de renommée mondiale, telles la Vega El Corojo* et Cuchillas de Barbacoa*, où se trouve l’exploitation de la famille Robaina.

* San Juan y Martinez: autre haut lieu, renommé, lui, pour la qualité de ses feuilles de tripe et de sous-cape.

SEMI VUELTA L’autre région occidentale de Cuba où se pratique la culture du tabac. Surtout spécialisée dans la culture de feuilles de sous-cape et de tripe, son sol se révèle également propice à la production des graines. Toutefois, la part de ses terres consacrée au Habano reste très faible: à peine un pour cent de la superficie de ses plantations. Le gros de la production de Semi Vuelta est destiné à d’autres fins.

* PARTIDO Cette région, située au sud-est de La Havane, regroupe plusieurs zones riches d’un grand passé historique ; la culture du tabac y a débuté dès le début du 17e siècle.Partido s’est spécialisé dans la production de feuilles de cape.

* La Havane: La capitale de Cuba a donné son nom au plus célèbre produit d’exportation du pays, précisément parce que c’est depuis son port qu’étaient expédiés les Habanos. Elle reste le siège des plus grandes manufactures.

* VUELTA ARRIBA Région orientale couvrant deux zones productrices bien distinctes:

* Remedios: La plus grande et la plus ancienne des régions productrices de tabac de l’île. Son terroir et son climat possèdent des caractéristiques bien particulières. Les méthodes de culture utilisées ici sont les mêmes que dans les autres régions de Cuba.

Oriente: c’est à Bariay, dans la partie la plus orientale de la région, que Christophe Colomb a débarqué en 1492 et y a découvert le tabac cubain. On l’y cultive toujours, mais ses feuilles ne sont pas destinées aux Habanos.

* Appellation d’origine protegée

À chaque rôle, la feuille idéale

À chaque rôle, la feuille idéale

Dans la composition d’un Habano n’entre que du tabaco negro cubano – tabac brun cubain, héritier direct des plants que Christophe Colomb a découvert dans l’île, voilà plus de cinq cents ans.

Deux méthodes de culture distinctes produisent les différentes classes de feuilles nécessaires à sa réalisation.

Les feuilles pour cape (tabaco tapado) sont élevées sous des sortes de serres où le verre est remplacé par une fine mousseline qui protège les platns des ardeurs du soleil.

Les feuilles de tripe et de sous-cape poussent en plein air, profitant au maximum du soleil cubain. Les Cubains parlent de tabaco de sol (tabac de soleil). Les feuilles présentent des qualités différentes en fonction de leur position sur le plant. C’est en fonction de ces caractéristiques que le rôle de chacune sera défini.

Chaque feuille a son propre dessein.

CULTURE PROTÉGÉE

POUR FEUILLES DE CAPE

La mousseline du tapado filtre la lumière du soleil et retient la chaleur. Elle permet aux feuilles de croître plus longues et plus fines – qualités indispensables pour devenir capes. Seules les plus grandes et les plus fines seront retenues pour habiller les Habanos. Rien d’étonnant si la cape se révèle la lpus chère des feuilles à produire.

Classement des feuilles

CORONA

CENTRO GORDO

SEGUNDO CENTRO FINO

PRIMER CENTRO FINO

SEGUNDO CENTRO LIGERO

PRIMER CENTRO LIGERO

UNO Y MEDIO

LIBRA DE PIE

MAÑANITA

Les feuilles du sommet fournissent les capes de teintes plus sombres.

Les feuilles du pied donnent les capes les plus claires.

À chaque rôle, la feuille idéale...suite

CULTURE EN PLEIN AIR

POUR FEUILLES DE TRIPE ET DE SOUS-CAPE

Classement des feuilles

CORONA CENTRO GORDO

CENTRO FINO

UNO Y MEDIO LIBRA DE PIE MAÑANITA

Les généreux rayons du soleil cubain favorisent les extraordinaires qualités de ces différents arômes qui s’assembleront pour donner au Habano sa saveur unique, si riche et si complexe.

L’authentique graine cubaine

À partir du 16e siècle, le tabac, qui poussait naturellement à Cuba montre de telles qualités que sa renommée s’impose vite sans rivale dans le monde.

Au début du 20e siècle et grâce aux progrès de la recherche botanique, on a eu recours à la science pour étudier la très riche gamme de semis utilisés jusqu’alors dans la culture dutabaco negro cubano.

Les botanistes se sont alors donné deux buts. Identifier les caractéristiques du semis original, responsables du ce goût cubain classique, et mettre au point des variétés résistant aux nombreuses maladies qui s’attaquent aux plantations.

Et c’est ainsi qu’est née, en 1907, la variété baptisée Habanensis.

D’autres recherches privées se sont poursuivies jusqu’en 1937, date à laquelle l’industrie du tabac créait sa première station de recherche expérimentale, à San Juan y Martinez.

Quatre ans plus tard, une nouvelle variété de graine, appellée Criollo, était introduite. Elle demeure la mère de toutes les semences modernes homologuées pour la culture du tabac destiné au Habano.

Peu de temps après, et à partir duCriollo, une autre variété destinée à la production de feuilles de cape était mise au point. Elle prit le nom de Corojo, en hommage à la fameuse plantation où elle avait été testée.

Au fil des ans, de nouvelles variétés ont été mises au point pour mieux lutter contre divers fléaux qui s’attaquent au tabac.

Aujourd’hui, les régions productrices de tabac peuvent compter sur les services de quatre centres de recherche qui contrôlent et fournissent la totalité des semences dont leurs vegueros(planteurs) ont besoin.

Sans relâche, la recherche se poursuit afin de préserver et perfectionner la quintessence de l’unique et authentiquetabaco negro cubano.

LIGERO: FEUILLE DU SOMMET DU PLANT, LA PLUS ODORANTE ET LA PLUS PUISSANTE DES TROIS FEUILLES COMPOSANT LA TRIPE.

SECO: FEUILLE DU MILIEU DU PLANT DE FORCE MOYENNE.

VOLADO: FEUILLE DU PEID DU PLANT, ELLE NE DÉVELOPPE QU’UNE FAIBLE PUISSANCE. ELLE EST UTILISÉE DANS LA CONFECTION DE LA TRIPE OU COMME SOUS-CAPE.

Un mage nommé veguero

Un mage nommé  »veguero »

Les Vegas Finas de Primera imposent une méthode de culture bien spéciale et les soins que celle-ci réclame sont particulièrement exigeants.

Le veguero (planteur) peut avoir en charge un demi-million de plants, ou plus, il devra se pencher sur chacun d’eux au moins cent cinquante fois pendant la durée de leur croissance.

Chaque feuille de chaque plant a son importance.

L’année du paysan

Son travail commence au plus chaud des mois de juin et de juillet, et se poursuit sans relâche pendant neuf mois.

Pour une meilleure répartition des tâches, on échelonne le démarrage des opérations d’une plantation à l’autre. Il s’écuoule environ dix-sept semaines entre le moment des semis et la récolte, pour la culture sous tapado, et environ seize pour le tabac cultivé en plein air.

Un millier de minuscules graines de tabac tiennent dans le creux de la main – de quoi produire plus de trente mille capes.

Un millier de minuscules graines de tabac tiennent dans le creux de la main – de quoi produire plus de trente mille capes.

Un mage nommé veguero...suite

Pour une bonne croissance, les plants de tabac ont besoin d’une terre qui soit la moins compacte possible. Aussi convient-il de labourer à plusieurs reprises et avec beaucoup de soin – selon un protocole scrupuleusement établi et à une profondeur précise – avant de procéder aux semailles. Pour éviter le tassement des sols, la traction animale reste de mise.

Les plants, protégés par une couche de paille, poussent dans des pépinières spéciales. Une méthode nouvelle tend à se géneraliser : on place les semis dans des pépinières flottantes en polystyrène, à l’abri de tunnels plastifiés.

Après quarante-cinq jours, les plants atteignent une hauteur de 13 à 15 cm, ils sont alors prêts à ètre repiqués.

Entre dix-huit à vingt jours après le repiquage, on tasse la terre autour de pied de chaque plant afin de favoriser le développement de racines fortes. Cette action s’appelle l’aporque(buttage).

Quand le plant atteint sa taille adulte, un bourgeon apparaît à son sommet. Il est éliminié (desbotonado) pour favoriser le développement de feuilles plus grandes.

Cette action provoque l’apparition de bourgeons latéraux. Le veguero doit alors multiplier ses visites à chaque plant afin de les éliminer au fur et à mesure. C’est le deshije.

Les incroyables soins que réclame le tabaco tapado

Les incroyables soins que réclame le tabaco tapado

Les feuilles utilisées pour la cape sont exceptionnelles à tous points de vue. Entre dix et vingt jours après le début de la croissance, la plantation est entièrement recouverte de ces toiles de mousseline ; un spectacle extraordinaire. Puis on attache chaque plant à un fil de fer pour l’obliger à pousser bien droit.

L’irrigation joue un rôle essentiel. Les plants doivent recevoir la quantité d’eau adéquate au moment précis où ils en ont besoin.

L'arôme se forge au soleil

L’arôme se forge au soleil

Vrai magicien, le soleil cubain apporte aux feuilles des plants élevés en plein air – qui composeront la tripe ou fourniront la sous-cape – leur incroyable richesse aromatique.

La récolte feuille par feuille

La récolte feuille par feuille

La récolte débute environ quarante jours après le rapiquage. Un travail délicat : chaque feuille est cueillie une à une et à la main. On n’en prélève que deux ou trois à chaque intervention, en veillant à respecter plusieurs jours entre deux opérations. La récolte totale d’un plant s’étire ainsi sur trente jours.

Les feuilles se cueillent par étapes, en commençant par celles du bas et en laissant s’écouler un certain temps entre chaque intervention afin de permettre aux feuilles supérieures de poursuivre leur croissance.

Les plants cultivés pour la cape (tabaco tapado) sont plus grands et donnent plus de feuilles. Aussi leur récolte exige-t-elle un plus grand nombre d’interventions.

Les feuilles appelées Mañanita, cueillies les premières, sont trop petites pour les Habanos. Mais leur taille les rend idéales pour la fabrication des Minis Cubanos(cigarillos cubains).

PREMIÈRE RÉCOLTE

7 jours

DEUXIÈME RÉCOLTE

3 jours

TROISIÈME RÉCOLTE

3 jours

QUATRIÈME RÉCOLTE

Le début d'un long voyage

Le début d’un long voyage

Récoltées, les feuilles sont conduites à la casa de tabaco (maison du tabac) du veguero, où elles sont mises à sécher – première des nobreuses étapes qu’elles devront parcourir.

Un long processus à accomplir

Un long processus à accomplir

La culture de la feuille n’est que le début de l’histoire, riche des nombreux épisodes qui jalonnent un long et patient processus. Ici, se hâter est interdit.

Ces diagrammes montrent le chemin que chaque classe de feuille doit parcourir, depuis la casa de tabaco (maison du tabac) jusqu’à leur destination finale, les entrepôts, où elles reposeront pour mieux vieillir.

Les pages suivantes vous détaillent chacune de ces étapes.

Des mois, voire parfois des années, s’écoulent avant que la fueille ne soit prête à être utilisée pour la confection d’un Habano.

Feuilles cultivées à l’abri (tabaco tapado)

Capes

MAISON DU TABAC Casa de Tabaco


CENTRE DE SELECTION Escogida


ENTREPÔT Almacén


Séchage a l’air controle

Fermentation

Fermentation

Humidification et aération

Selection et classification

Repos et emballage

VIEILLISSEMENT EN TERCIOS

Les feuilles de cape reposent six mois au moins. Plus elles vieilliront, meilleures elles deviendront.

Feuilles cultivées en plein air

Sous-cape et tripe

Parce que les différentes classes de feuilles réclament des temps de fermentation et de maturation propres à chacune d’elles, un Habano est le produit de trois récoltes différentes.

Parce que les différentes classes de feuilles réclament des temps de fermentation et de maturation propres à chacune d’elles, un Habano est le produit de trois récoltes différentes.

MAISON DU TABAC Casa de Tabaco


CENTRE DE SÉLECTION Escogida


CENTRE D’ÉCOTAGE Despalillo


ENTREPÔT Almacén


VIEILLISSEMENT EN BALLES PACAS Les feuilles de tripe à fort arôme (ligero) vieillisent au moins 2 ans.

VIEILLISSENMENT EN BALLES PACAS Les feuilles de tripe de force moyenne (seco) exigent un minimum de 12 à 18 mois de vieillissement.

VIEILLISSEMENT EN BALLES PACAS Les feuilles de tripe de faible puissance (volado) et de sous-cape vieillissent au moins 9 mois.

FEUILLES DU SOMMET DU PLANT? LES PLUS RICHES


classification du ligero

FEUILLES DU MILIEU, DE FORCE MOYENNE


Classification du seco

FEUILLES DU PIED DU PLANT, DE FAIBLE PUISSANCE

Classification du volade et de la sous-cape

Séchage naturel, sous surveillance

Première fermentation

Selection et prmier classement

Humidification écotage classification finale et repassage

Deuxième fermentation

Aération et emballage

Séchage naturel, sous surveillance

Séchage naturel, sous surveillance

Première fermentation

Selection et prmier classement

Humidification écotage classification finale et repassage

Deuxième fermentation

Aération et emballage

Séchage naturel, sous surveillance

Première fermentation

Selection et prmier classement

Humidification écotage classification finale et repassage

Deuxième fermentation

Aération et emballage

Le séchage des feuilles

LE SÉCHAGE DES FEUILLES

Le premier traitement auquel est soumise une feuille sitôt cueillie, et dont dépend le succès de toute la récolte, est ce séchage lent au cours duquel la qualité de l’air ambiant est constamment surveillée. Ce séchage, en éliminant l’humidité de la feuille, lui donnera progressivement un ton marron or.

Séchage naturel traditionnel

La plupart des feuilles sèchent dans les casas de tabaco traditionnelles, entièrement soumises aux aléas du climat. Les feuilles sont attachées deux par deux par un fil (ensarte) et pendues les unes à côté des autres sur des perches (cujes) reposant sur des chevalets. Les perches sont hissées au fur et à mesure que sèchent les feuilles. Il faut sans cesse surveiller la ventilation et la lumière pour maintenir la température et le taux d’humidité dans les normes désirées.

Des femmes aux doigts habiles cousent par paires les feuilles fraîchement cueillies avant de les placer sur les  »cujes ». Chaque  »cuje » accueille 50 paires de feuilles.

Séchage contrôlé pour les feuilles de cape

Dans les années 1990, d’importants investissements ont été réalisés afin de mieux contrôler les conditions de température et d’humidité lors du séchage des feuilles de cape. Cette nouvelle méthode fait appel aux techniques les plus raffinées. Elle permet de faire face aux variations climatiques beaucoup plus efficacement que dans une casa de tabaco traditionnelle, et de gagner du temps. Cependant, la vigilance reste de mise pour ajuster à bon escient les réglages de température et d’humidité en fonction de la maturation des feuilles, phénomène qui se poursuit, de jour comme de nuit.

Adieu à la vega

Une fois la feuille ainsi traitée, le travail du veguero est terminé. Débute alors celui de l’Empresa de Acopio y Beneficio del Tabaco – l’organisme qui collecte et veille à l’amélioration du tabac qu’elle achète aux planteurs. La feuille, désormais sèche, classée par lieu de production, est désormais prête à être conduite à l’escogida (centre de sélection) pour y subir sa première fermentation.

La fin du processus de séchage coincide avec le début de la saison des pluies, qui apportera l’humidité nécessaire aux feuilles, encore attachées par paires, pour les séparer et les conduire à l’escogida’ en toute sécurité.

LA PREMIÈRE FERMENTATION

LA PREMIÈRE FERMENTATION

Les feuilles séchées sont liées en gerbes (gavillas) et conduites de la vega au centre de sélection (escogida). Là, elles sont empilées en tas, que l’on recouvre de toile, afin de subir une fermentation absolument naturelle, simplement provoquée par leur propre humidité.

La fermentation est essentielle à la qualité du cigare. Sous son action, les feuilles suent leurs impuretés, ce qui contribue à réduire les taux d’acidité, de goudron et de nicotine. ce processus adoucit l’arôme des feuilles de tripe et égalise la couleur des feuilles de cape.

Les feuilles du haut du plant, plus épaisses et plus riches en huile, subiront une fermentation prolongée.

Le phénomène de la fermentation est du même type que celui développé, dans un jardin, par le compost. L’humidité, associée à la compression, engendre de la chaleur. Une surveillance constante reste nécessaire pour éviter que la hausse de température ne dépasse les limites permises.

LA SÉLECTION ET LE CLASSEMENT

Vient alors le moment de classer les feuilles en fonction du rôle final qu’elles rempliront dans la fabrication d’un Habano. La taille, la couleur et la texture sont les trois critères que cette sélection va prendre en compte.

les feuilles de cape sont, évidemment, l’objet des plus grandes attentions. Afin qu’elles puissent être manipulées sans dommage, elles sont d’abord humidifiées puis aérées. Elles sont alors classées en quelque cinquante catégories, un éventail étonnant de précision à l’issue duquel seules les plus parfaites seront retenues pour habiller un Habano. Toute feuille ne répondant pas aux critères de qualité définis est impitoyablement rejetée et affectée à d’autres usages.

Les feuilles du milieu du plant, qui ont un bon arôme et une force moyenne, donnent le seco (Fortaleza 2). Les feuilles du sommet du plant, qui témoignent des plus forts arômes et de la plus grande puissance, constituent le ligero (Fortaleza 3).

À l’instar des feuilles de cape, certaines de ces feuilles de tripe et de sous-cape seront rejetées et affectées à la confection de cigares – qui n’auront pas droit à l’appellation Habano -, voire à celle de cigarettes.

Cette sélection effectuée, les feuilles sont laissées au repos. Les feuilles de cape qui, en raison de leur finesse, n’ont besoin que d’une seule fermentation sont alors emballées en ballots, appelés tercios, afin d’être conduites à l’entrepôt, où on les laissera vieillir, comme on le fait pour les grands vins.

Les feuilles cultivées en plein air réclament, en outre, d’autres attentions.

Les Feuilles cultivées en plein air (tripe et sous-cape) sont triées et groupées en trois tailles et selon les trois classes essentielles d’arôme (tiempos) qui, bien plus tard, s’assembleront pour consituer de la tripe, ligero, seco et volado. Les feuilles de la partie basse du plant donnent donc le volado (ou Fortaleza 1) de moindre force. Les plus grandes et les meilleures de celles-ci seront sélectionnées comme sous-capes.

Le classement du tabac cubain est sans doute le plus méticuleux au monde.

L'ÉCOTAGE ET LA DENIÈRE CLASSIFICATION

L’ÉCOTAGE ET LA DENIÈRE CLASSIFICATION

Une fois sélectionnées, les feuilles de tripe et de sous-cape gagnent le centre d’écotage (despadillo), où elles sont, dans un premier temps, arrosées (la moja) afin de retrouver et la souplesse qui permet un écotage sans risque, et l’humidité, nécessaire à leur seconde fermentation.

D’une main sûre, les écoteuses (despalilladoras) ôtent la partie inférieure de la nervure centrale de chaque feuille de tripe et de sous-cape qu’elles classent ensuite par taille, selon les trois tiempos : ligero, seco et volado. Cette opération s’accompagne d’une nouvelle sélection : les feuilles qui ne respectent pas les normes sont écartées. Les  »élues » sont entassées en petites piles, rangées entre deux planches qui, par leur poids, les maintiennent plates.

Pour la  »moja » (humidification) partiquée au centre d’écotage, on utilise une eau enrichie d’une infusion de nervure de tabac.

Les  »despalilladoras » (écofeuses) portent au pouce un ergot de métal qui leur permet d’ôter plus facilement la partie inférieure de la nervure centrale de la feuille.

LA SECONDE FERMENTATION

LA SECONDE FERMENTATION

Les feuilles de tripe et de sous-cape sont alors prêtes à subir leur seconde fermentation. À nouveau, on les entasse. Pour cette seconde fermentation, les pliles constituées seront plus grandes que la fois précédente et la durée de l’opération plus longue que la première.

Répétons-le, les feuilles les plus épaisses, à force et arôme plus forts, bénéficient des plus longs temps de fermentation. Durée qui sera abrégée pour les feuilles les plus fines, de moindre force.

La température de la fermentation est constamment surveillée. Si elle monte trop, on morcelle la pile, le temps de permettre aux feuilles de se rafraîchir. Puis on reconsitue la pile, en inversant l’ordre (les feuilles du bas allant en haut et vice versa). Intervention qui peut se produire à plusieurs reprises lors de cette fermentation.

L’étape finale de la fermentation se réalise parfois dans des barils.

Des thermomètres-épées sont piqueés dans les piles de fermentation afin de contrôler la température qui règne en leur centre.

LE VIEILLISSEMENT

LE VIEILLISSEMENT

Après la seconde fermentation, les feuilles élevées en plein air sont étalées sur des tréteaux (parrilleros) où elles s’aérent et reposent plusieurs jours. Elles sont ensuite emballées et conduites à l’entrepôt, où elles rejoignent les feuilles de cape pour, elles aussi, entamer le long et patient processus du vieillissement.

Ce temps de maturation est fonction de la puissance des feuilles. Plus une feuille témoigne de  »corps » plus long sera le vieillissement dont elle bénéficiera. Et inversement, à force faible, temps plus bref. Comme pour les grands crus, plus la feuille vieillit, meilleure elle devient.

Les feuilles de tripe et de sous-cape sont emballées dans de la toile de jute (la paca). Les feuilles de cape le sont, elles, dans des tercios élaborés à partir de l’écorce du palmier royal (la yagua), un matériau utilisé à Cuba à de nombreuses fins.

Sur chaque paca et chaque tercio est fixée une étiquette où sont notées toutes les informations concernant les feuilles qui s’y trouvent : taille, année de la récolte, date d’emballage. Sur les tercios est également indiqué le code du centre de sélection (escogida) où les capes ont été sélectionnées. Quant aux étiquettes des pacas, elles mentionnent, outre l’arôme (tiempo) de la feuille, le nom des centres de sélection (escogida) et d’écotage (despadillo) où elles ont été traitées.

Ces informations permettent au ligador, chargé de réaliser les assemblages, de connaître les caractères précis et spécifiques aux lieux de culture des qualités de la feuille, clef des mélanges qui donneront à chaque Habano, selon sa marque, les arômes qui lui sont particuliers.

Comment se crée un Habano

Comment se crée un Habano

Le temps a fait son oeuvre : la feuille est enfin prête à tenir son rôle lors de la création d’un Habano.

Les pages suivantes vous décrivent cet art extraordinaire, fort de traditons que ont très peu changé ces deux cents dernières années.

La  »galera » (galère), coeur de toute manufacture, où s’élaborent les Habanos faits main. Depuis 1865, un lecteur informe et distrait les  »torcedores » pendant leur travail.

La  »galera » (galère), coeur de toute manufacture, où s’élaborent les Habanos faits main. Depuis 1865, un lecteur informe et distrait les  »torcedores » pendant leur travail.

Les diverses méthodes de fabrication

À l’exception de quilques-uns, les Habanos sont entièrement réalisés à la main à partir de tripes composées de feuilles entières. Ainsi se présentent les classiques Habanos Totalmente a Mano, Tripa Larga (Habnos entièrement faits main, tripe longue).

Certains, eux aussi réalisés à la main, possèdent une tripe constituée de tabacs battus. Ce sont les Habanos Totalmente a mano Tripa Corta (trie courte). D’autres enfin, sont élaborés mécaniquement.

Tous ont un commun dénominateur : l’origine des tabacs qui les composent.

Les précieuses feuilles de capes sont très délicatement sorties de leurs  »tercios » et méticuleusement séparées. Une opération qui a pour nom le  »zafado ».

L’humidification, ou  »moja », des capes à l’aide d’un vaporisateur d’eau pure.

On ôte entièrement la nervure centrale des feuilles de cape avant de les classer par taille et par couleur.

Ècotées et classées, les capes sont regroupées en petits paquets, en fonction des modules qu’elles habilleront.

La préparation des feuilles de cape

Les feuilles de cape ayant atteint leur pleine maturité, voici venu le temps de leur dernière sélection et de leur ultime classification. Il conviendra, aussi, d’ôter leur nervure centrale (écotage).

Une nouvelle humidification (moja) va leur redonner la souplesse nécessaire pour satisfaire à l’écotage, à la sélection, et pour accomplir leur dessein final : habiller le cigare.

À l’aide d’un vaporisateur d’eau, les gerbes (gavillas) de 40 à 50 feuilles (selon leur taille) subissent une fine aspersion d’eau pure. Elles sont ensuite secouées, afin d’éliminer l’eau en excès et éviter toute tache, puis pendues à des tréteaux afin que l’humidité s’évapore uniformément.

Les douces mains de femmes très qualifiées assureront, plus tard, l’écotage (despadillo) et le classement final de la cape (rezagado). D’un geste précis, elles ôtent entièrement la nervure centrale de la feuille et séparent les deux moitiés qu’elles classent avec soin, en quelque 20 tailles et nuances.

Pour ce travail, ces femmes posent les piles de feuilles sur leurs genoux, geste qui est peut-être à l’origine du mythe populaire des Habanos roulés sur les cuisses des jeunes filles.

La préparation des feuilles de tripe

Les feuilles destinées à la tripe et à la sous-cape sont retirées délicatement de leurs ballots et, aussitôt, examinées.

Le cas échéant, elles sont étalées sur des claies où elles élimineront leur excès d’humidité. Elles sont ensuite placées dans des barils de bois où elles seront stockées jusqu’à ce qu’elles soient jugées prêtes à être utilisées.

Le secret de l'assemblage

Le secret de l’assemblage

Chaque marque détient ses propres recettes. C’est pourquoi la sélection des feuilles qui permettront les assemblages propres à chacune, est le fruit d’un travail qui débute bien avant l’arrivée des ballots à la manufacture.

Dès qu’il connaît le programme de la production de la manufacture, par marques et tailles, le  »maître assembleur » (ligador) établit la liste de toutes les qualités de feuilles dont il aura besoin pour leur réalisation.

À l’entrepôt central, il effectue sa sélection dans les gigantesques stocks de ballots qui renferment toutes les feuilles, classées par tiempo (ligero, seco, volado et sous-cape), taille, âge, et surtout, zone et terroir d’origine.

Car, et c’est l’un des traits remarquables du tabac cubain, ces Vegas Finas de Primera, à la superficie très réduite, produisent des feuilles aux qualités d’une incroyable diversité. Il n’est pas exagéré d’affirmer que, dans la Vuelta Abajo, le tabac cultivé d’un côte d’un chemin révèle un goût très différent de celui qui pousse de l’autre côté.

Certes, il existe des liens quasiment traditionnels entre chaque manufacture et les zones qui produisent les feuilles requises pour les marques qu’elle fabrique. Néanmoins, le ligador doit tester et vérifier quotidiennement l’arôme des tabacs utilisés. Lui connaît par coeur les  »recettes » de chaque marque et de chaque module. Il est le gardien de leur constance.

Le département des assemblages, fort des ratios spécifiés par le ligador pour chaque Habano, prépare des lots – répondant exactement aux proportions fixées – de chaque classe de feuilles. Lots qui sont remis aux torcedores afin que ces derniers exécutent leur tâche quotidienne.

le département des assemblages a reçu le surnom de La Barajita – le petit jeu de cartes – parce que les qestes effectués lors de l’assemblage des feuilles rappelle l’action de battre des cartes.

Trois ans ou plus après que les plus anciennes d’entre elles ont été récoltées, voici enfin les feuilles prêtes à devenir Habano…

L'art du torcedor

L’art du  »torcedor »

Tous les Habanos, à quelques exceptions près, sont confectionnés comme ils l’ont toujours été, grâce aux mains de torcedores et de torcedoras, dont aucune machine ne pourra jamais égaler la dextérité.

Voici comment ils opèrent.

Ils ont pour seuls outils une table de bois dur (tabla), deux instruments tranchants (un couteau plat sans manche, la chaveta, et un emporte-pièce cylindrique, le casquillo), une guillotine, un pot de colle végétale naturelle (goma), inodore et sans saveur, un gabarit – pour vérifier et la longueur et le diamètre du cigare (le cepo) – et la dextérité de leurs doigts.

Il existe quatre catégories de torcedores. Seuls ceux qui appartiennent à la catégorie plus élevée sont habilités à réaliser les Habanos les plus grands ou les plus complexes.

Il faut des années de pratique pour atteindre le plus haut niveau de cet art dont la principale modification au fil des ans tient au sexe des torcedores. Désormais la majorité d’entre eux sont des femmes (torcedoras).

Selon une tradition bien établie, pendant le travail des torcedores, un lecteur leur lit les journaux et un roman qu’ils ont eux-mêmes sélectionné.

La torcedora commence par placer devant elle deux parfois trois demi-feuilles de sous-cape, disposées de façon à ce que leurs faces arrière – celles qui présentent les nervures les plus prononcées -, se retrouvent à l’intérieur de la poupée (el bonche), une fois celle-ci roulée.

Puis, elle se saisit des feuilles de tripe. Elle les plie et les aligne de telle sorte que la fumée puisse circuler aisément à l’intérieur du cigare, une fois celui-ci terminé. Toutes les feuilles sont rangées de manière à ce que les extrémités les moins riches en arômes soient proches du pied (par où est allumé le cigare). Disposition qui assure la montée en puissance progressive du Habano lors de sa dégustation. La feuille de ligero, la plus riche en puissance mais à la combustion la plus lente, est toujours placée au centre.

La torcedora forme la poupée en enroulant les feuilles de tripe à l’intérieur de la sous-cape, et en veillant à respecter le diamètre exact du Habano qu’elle confectionne. Elle commence son roulage en partant de ce qui deviendra le pied du cigare. La compression qu’elle exerce sur les feuilles pour faire la tripe doit être uniforme sur toute la longueur. Si le mot torcedor peut aussi signifier  »selui qui tord », il est évident qu’à ce stade de l’élaboration, la torcedora doit  »rouler » et non  »tordre » les feuilles. La tête (partie qui sera portée en bouche) est ensuite franchement coupée d’un coup de guillotine.

La torcedora regroupe ses poupées en paquets puis, pour bien leur faire prendre forme, les place dans un moule en bois, où elles resteront au moins trente minutes.

L’étape suivante voit la torcedora préparer la moitié de la feuille de cape, encore humide, choisie pour s’ajuster parfaitement à la poupée. Elle l’étire sur la tabla, le côte où les nervures sont apparentes tourné vers le haut, de sorte qu’une fois le Habano terminé, la face la plus lisse soit visible.

D’une main légère, elle taille la feuille avec sa chaveta, en portant une grande attention au fini de la bordure, indispensable à l’élégance du Habano.

La poupée est alors déposée sur la cape dans laquelle l’enrobe la torcedora. Là encore, elle commence par ajuster l’extrémité de la cape en partant du pied du sigare. Forte de son doigté, tout de sensibilité, elle étire et serre avec beaucoup de soin la feuille tout en l’enroulant autour de la poupée. La tension exercée sur la cape doit être parfaite.

Puis vient la finition de la tête (gorro). La torcedora découpe tout d’abord un morceau de feuille, prélevé dans le surplus de feuille de la cape qu’elle vient de tailler et surnommé le  »drapeau ». Elle en entoure la tête pour fermer cette extrémité, jusqu’alors encore ouverte, et mieux maintenir la cape.

Ultime élégance, la torcedora découpe, avec son casquillo, un disque de feuille de cape qu’elle fixe sur la tête avec une pointe de colle végétale.

Enfin, d’un coup de guillotine, elle coupe le cigare à la longueur désirée. Le travail est fini. Un bon torcedor fabrique chaque jour, selon leur taille et la complexité de leur forme, de 60 à 150 Habanos.

La technique de la tripe courte

Les chutes de poupées des cigares à tripe longue sont mélangées à des feuilles de tabacs  »battus » (hachés grossièrement), spécialement sélectionnés. L’ensemble constitue l’assemblage des  »Habanos tripe courte ». Le  »torcedor » enroule cette tripe dans des feuilles de sous-cape entière, en s’aidant d’un carré de toile très souple, fixé à son établi, grâce auquel il réalise une poupée solide. La cape se place à la main, selon la manière traditionnelle.

Ces cigares sont, eux aussi,  »totalmente a mano », entièrement faits main.

Les Habanos faits machine

Depuis les années 1950, des machines confectionnent certains Habanos. Aussi bien à tripe longue que courte, mais toujours de petit module. Ils sont composés de tabacs provenant exclusivement des Vegas de Primera de Vuelta Abajo et de Vuelta Arriba.

Les Habanos  »mécaniques », plus économiques à réaliser, se révèlent, tout naturellement, meilleur marché à l’achat.

Un travail sous constantes vérifications

Un travail sous constantes vérifications

De très stricts contrôles de qualité rythment chaque étape de la confection des cigares faits main. Ceux qui échouent à l’une de ces épreuves ne deviendront jamais des Habanos.

Quontidiennement, le  »chef de la galère » révise le travail des torcedores. Et, en permanence, les superviseurs, eux-mêmes anciens torcedores chevronnés, contrôlent chaque équipe de rouleurs, observent leur technique et vérifient la taille des cigares qu’ils élaborent.

Les cigares, une fois achevés, sont rassemblés en fagots de 50, appelés medias ruedas (demi-roues), dans lesquels le torcedor (ou la torcedora)

glisse un papier indiquant son numéro, le type de cigare et la date de fabrication. Le lendemain, ces fagots gagnent le département de contrôle de la qualité, où des techniciens vérifient le poids, la longueur, le diamètre, la consistance, la confection et l’apparence de chacun. Ils examinent tout particulièrement le bon étirement de la cape et le fini de la tête (perilla).

Des échantillons du travail de chaque torcedor sont prélevés et ouverts afin de vérifier et le bon assemblage interne des feuilles et le respect scrupuleux de la ligada. Si des imperfections sont constatées, les cigares défectueux sont déduits du quota quotidien du torcedor coupable – une vraie sanction financière pour ce dernier, payé à la pièce.

Une nouvelle machine est venue récemment renforcer ce dispositif de contrôle de qualité. Il s’agit d’un appareil que, par aspiration, vérifie le bon tirage des poupées avant la pose de la cape. Ce dispositif n’a été introduit que fin 2001, mais son usage ne cesse de se répandre.

D’autres contrôles de qualité interviendront par la suite. Notamment lors de la sélection des couleurs et au moment de leur mise en boîte.

Le contrôle par le goût

Chaque manufacture possède son équipe de dégustateurs (catadores), qui se réunissent quotidiennement et jugent la qualtié des cigares qu’ils notent selon six critères : tirage, combustibilité, arôme, saveur, force et impression d’ensemble. 3 à 5 cigares différents sont ainsi testés. Si des différences avec les normes définies pour chaque marque et module sont constatées, ils suggèrent les ajustements à apporter à l’assemblage. Les dégustateurs des manufactures consituent la  »première ligne » de la Commission nationale de dégustation, responsable de la stabilité des mélanges de tous les Habanos.

Les superviesuers examinent le travail de chaque  »torcedor ».

Arrivée des fagots au département de contrôle de la qualité.

Vérification du tirage des poupées par aspiration.

Les  »catadores » (dégustateurs) fument chaque jour le travail des  »torcedores ».

Le temps de repos

Le temps de repos

Entre le moment où ils ont été confectionnés et celui où ils seront emballés, les cigares sont conduits dans une pièce de conditionnement, l’escaparate. Là, rangés dans des compartiments de cèdre, ils reposent, le temps d’éliminer l’excès d’humidité absorbé pendant leur élaboration. Au bout d’une semaine, ils sont prêts à être fumés. Toutefois, plus ils s’attarderont dans ce lieu, meilleurs ils deviendront. Les conditions qui règnent dans ce local sont très strictes : entre 16 et 18°C de température et une humidité relative de 65 à 70 %, un evironnement bien plus frais et sec que le climat habituel de Cuba.

L’escaparate est souvent appelé le  »trésor ». Un surnom justifié, cette pièce renferme la vraie richesse de la manufacture.

Le devoir d'élégance

Le devoir d’élégance

Aucun produit au monde ne bénéficie d’un traitement aussi méticuleux quant à sa présentation et à son conditionnement, à commencer par la parfaite harmonie des couleurs des capes de chaque coffret.

La sélection des couleurs

Les capes offrent un éventail de couleurs aux nuances très riches. Il est important qu’à l’intérieur d’une même boîte, leurs teintes soient en harmonie.

La couleur d’une feuille de cape d’un Habano est absolument naturelle. Aucun processus artificiel ne vient la dénaturer. Ainsi, les feuilles du sommet du plant sont naturellement plus foncées, et s’assombrissent davantage encore pendant la fermentation.

Les escogedores (ceux qui sélectionnent les couleurs) comptent parmi les travailleurs les plus expérimentés de la manufacture. Ils travaillent à deux pour comparer et harmoniser plus sûrement les nuances de teintes des capes des Habanos qui composeront une boîte ou un fagot.

L’escogedor est placé devant un amoncellement de Habanos de même module. Il les trie par couleur et nuances de couleur, selon un modèle de colonnes et de rangées qui lui est propre. Il peut différencier plus de 60 tonalités différentes.

Un second sélectionneur choisit alors les cigares d’une même tonalité pour

compsoer une boîte. Il les ordonne de manière à obtenir un dégradé harmonieux, en partant des nuances les plus foncées, à gauche, pour aller aux plus claires. C’est aussi lui qui décide quelle face chaque cigare présentera à la vue.

Lors de ce processus, l’escogedor rejette tout cigare qui ne lui paraît pas conforme.

Retenez les noms des principales couleurs:

Claro

Colorade claro

Colorado

Colorado maduro

Maduro

Classement de chaque couleur par nuances des plus foncées, aux plus claires à droite.

Il choisit la face que chaque cigare devra présenter.

La pose de la bague

La pose de la baque

Les bagues de cigares ont été introduites vers 1860 par Gustavo Bock, un Européen qui était arrivé à La Havane pour faire fortune grâce aux cigares. Selon la légende, l’idée de cette bague lui serait venue pour éviter que ses clients les plus raffinés ne tachent leurs gants blancs en fumant. Toujours est-il que les bagues sont devenues un des symboles les plus forts et les plus populaires du Habano. Elles restent très appréciées des collectionneurs et sont souvent copiées par des concurrents étrangers.

L’anilladora (celle qui pose les bagues) place avec beaucoup de soin la bague sur chaque cigare avant de le ranger dans sa boîte définitive, en respectant scrupuleusement les choix de l’escogedor – qu’il s’agisse de la face à présenter et du dégradé de couleurs. Elle veille enfin à ce que les bagues soient scrupuleusement alignées.

Les bagues de cigare, anciennes ou nouvelles, sont très appréciées des collectionneurs.

La décoration des coffrets

La décoration des coffrets

Cuba a été première nation à introduire, au milieu du XIXe siècle, la classique boîte de cigares décorée, boîte qui reste toujours le plus populaire des coffrets pour Habanos. Les décorations originales et souvent baroques de ces conditionnements s’appellent habilitaciones. Chacune de ces étiquettes porte un nom et est posée à la main.

Certaines se colent avant que ne soit remplie la boîte, d’autres après.

Avant que la boîte ne soit fermée et ses sceaux apposés, un inspecteur (revisador) procède à un ultime contrôle de qualité.

Son oeil expert examine l’ensemble, vérifie la bonne harmonie du dégradé des tons, l’alignement parfait des bagues et, surtout, l’aspect de chaque cigare.

Quand l’un d’eux ne passe pas cet ulitme test, il est rangé à l’anvers et la boîte entière est renvoyée à l’escogedor pour correction.

La Cubierta L’image qui apparaît sur le dessus de la boîte. Souvent un hommage à l’époque où les noms étaient simplement écrits au fer. C’est de son invention que date le concept de  »marque commerciale ».

El Filete La bande décorative qui obture les angles et les bords de la boîte, et dissimule la charnière du couvercle.

La Papeleta Une étiquette, rectangulaire ou ovale, collée sur le petit côté de la boîte.

El Tapaclavo L’étiquette fixée par-dessus le clou qui maintient fermé le couvercle de certaines boîtes.

El Costero La bande coloriée placée sur le petit côté de la boîte. Elle porte souvent le nom commercial du Habano.

El Larguero La bande coloriée placée sur le devant de la boîte et qui, elle aussi, mentionne souvent le nom commercial.

La Vista La représentation symbolique et généralement romantique de la marque. Souvent enrichie de dorures et de motifs en relief. Les vistas arborent régulièrement les représentations des médailles gagnées, d’anciens écussons royaux, des vues historiques et des commentaires sur la marque..

El Bofetón La feuille de papier qui, à l’intérieur de la boîte, protège les cigares et dont le motif complète celui de la vista.

La Anilla À Cuba, la bague de cigare. Ailleurs, en Espagne notamment, on utilise le mot vitola (d’où les néologismes vitolphilie et vitolphile se rapportant aux collections et collectionneurs de bagues). Mot qui, à Cuba, prend d’autres sens, et désigne plutôt la taille et la forme d’un Habano.

Les labels d'authenticité

Les labels d’authenticité

La réputation des Habanos est si grande qu’il ne faut pas s’étonner si des individus sans scrupule tentent de les contrefaire. Voici les différents éléments qui doivent attirer votre attention : ils prouvent l’authenticité des Habanos que vous vous apprêter à acheter. Et ce premier conseil : n’achetez vos Habanos que dans des boutiques qui ont pignon sur rue.

Le sceau de garantie de la République de Cuba

Le premier sceau de garantie remonte à un décret du roi d’Espagne de 1889. En 1912, le gouvernement cubain adoptait une loi officialisant un nouveau dessin, semblable à celui encore en usage aujourd’hui. Ce graphisme devait être légèrment modifié en 1931. En 1999, deux sécurités supplémentaires, difficiles à contrefaire, s’y sont ajoutées : un numéro de série, de couleur rouge, et un filigrance uniquement visible à la lumière ultraviolette.

Ce sceau figure sur tous les produits  »tabac » faits à Cuba.

Appellation d'origine

Appellation d’origine

Depuis 1994, toutes les boîtes portent l’estampille Habanos, rappel de l’appellation d’origine qui protège ces cigars. Aucune boîte ne sort de Cuba sans cette garantie.

Sceaux des importateurs locaux

Chaque pays ou région possède ses propres certificats complémentaires, qui constituent autant de défenses supplémentaires face aux contrefacteurs. Ces sceaux, relèvent de la responsabilité des distributeurs locaux exclusifs.

Sur le fond de la boîte

Depuis 1960, toutes les boîtes de Habanos arborent, sur leur fond, les mots Hecho en Cuba, marqués à chaud. Auparavant, cette mention était écrite en anglais : Made in Cuba. Depuis 1994, une seconde mention, également marquée à chaud, figure sur le fond des boîtes : Habanos. S.A., nom de la société qui distibue les Habanos dans le monde. (Entre 1985 et 1994, les boîtes portaient le nom de Cubatabaco).

Totalmente a Mano – Tripa Larga Depuis 1989, les boîtes de Habanos tripe longue portent une troisième mention marquée à chaud : Totalmente a mano (entièrement faits main).

Totalmente a Mano – Tripa Corta Les boîtes de Habanos tripe courte portent également cette mention, marquée à chaud : Totalmente a mano, mais, depuis 2002, cele-ci est suivie des lettres TC (pour Tripa corta, tripe courte).

Mecanizado Les boîtes de Habanos faits machine (Mecanizado) portent les seules mentions : Habanos S.A. et Hecho en Cuba.

Code de la manufacture et date de la boîte

Sur le fond des boîtes de Habanos, se trouvent aussi deux empreintes encrées. La première est un code. Celui, secret, qui indique où les cigares ont été manufacturés. La seconde donne le mois et l’année où ils ont été emballés.

Les dates ne sont pas codées, et l’année est simple à traduire. Il s’agit des deux derniers chiffres su millésime. Ce système a commencé avec l’an 2000, indiqué par 00, puis vient 01, etc. Quant aux mois, pour ceux qui ne sont pas familiarisés avec l’espagnol, en voici le code:

ENE FEB MAR ABR MAY JUN JUL AGO SEP OCT NOV DIC (Enero) (Febrero) (Marzo) (Abril) (Mayo) (Junio) (Julio) (Agosto) (Septiembre) (Octubre) (Noviembre) (Diciembre) Janvier Février Mars Avril Mai Juin Juillet Août Septembre Octobre Novembre Décembre

Le Habanos se bonifie au fil des ans, aussi la connaissance de la date de mise en boîte est-elle importante pour les connaisseurs.

N.B. : Les tampons encreurs pour indiquer la manufacture et la date de fabrication ont été utilisés pour la première fois en 1985, mais les deux indications étaient codées. Pour connaître la date d’un Habano élaboré entre 1985 et 1999, interrogez votre vendeur.

Des formes et des tailles

Des formes et des tailles

L’extraordinaire choix proposé – 33 marques, plus de 240 cigares différents – constitue l’une des fiertés des Habanos.

Vous trouverez la description de chacun d’eux dans le  » Guide des Vitoles », joint à cet opuscule.

Vous trouverez, ici, les 12 principales formes et tailles utiles à connaître.

La longueur des Habanos varie de moins de 10 cm à plus de 23. L’unité de mesure du diamètre est connue, dans les manufactures, comme le cepo et s’exprime en 64e de pouce. Pour les Habanos, le cepo vaire de 23 (9.1 mm) à 52 (20.6 mm).

À Cuba, on appelle les modules vitolas. La vitola de galera est le nom que les manufactures utilisent pour définir chaque format – c’est un nom professionnel. La vitola de salida est celui que figure sur la boîte, autrement dit l’appellation commerciale.

La vitola de salida porte parfois le même nom que la vitola de galera, bien que ce ne soit pas habituel.

En revanche, une même vitola de galera se commercialise la plupart du temps sous différentes vitolas de salida dans chaque marque. Parfois, des marques différentes utilisent la même appellation commerciale pour des vitolas de galera différentes.

En outre, certaines vitolas sont connues sous des appellations génériques populaires, comme  »obus ».

Un peu perdus? Pour vous aider, ces exemples. Les modules cités ci-dessous sont présentés et sous leur vitola de galera et sous leur nom populaire. Rappelons que la liste exhaustive de ces vitolas figure dans le  »Guide des Vitoles ».

Mareva Nom courant: Petit Corona Dimensions: 129 mm de long x 16.67 mm de diamètre (cepo 42) La mareva est incontestablement le module le plus populaire des Habanos. Son cepo de 42, un diamètre que beaucoup d’entre vous considèrent comme standard, permet à ses trois feuilles de tripe d’exprimer pleinement leurs arômes. Le plaisir de fumer une Mareva, ou Petit Corona, dure quelque trente minutes.
Corona Nom courant: Corona Dimensions: 142 mm de long x 16.67 mm de diamètre (cepo 42). Le Corona est un module qui  »couronne » un bon diner ou aide à la fin d’une journée chargée. Du même diamètre que la Mareva, il offre un peu plus d’une demi-heure de délassement.
Cervantes Nom courant: Lonsdale Dimensions: 165 mm de long x 16.67 mm de diamètre (cepo 42). Troisième de cette trilogie du cepo 42, le Cervantes. Il doit son nom populaire à lord Lonsdale, un comte anglais, grand sportif des années 1930. Célèbre son oeil en matière de cheveaux, ce lord aimait l’élégance des long Habanos. Comptez de quarante-cinq à cinquante minutes pour le fumer.
Laguito No.1 Nom courant: Lancero Dimensions: 192 mm x 15.08 mm de diamètre (cepo 38) Quand on parle d’élégance, le Lancero, tout en minceur et en longueur, apparaît inégalable. Il existe également sous une version légèrment plus courte (152 mm, soit, exactement, 5 pouces anglais) appelée Coronas Especiales. Tous les deux sont élaborés par la manufacture El Laguito à La Havane, s’enorgueillissent d’une perilla tirebouchonnée caractéristique. Le n° 1 vous occupera, très agréablement, une bonne heure.
Prominente Nom courant: Double Corona Dimensions: 194 mm x 19.45 mm de diamètre (cepo 49). Si le temps ne vous est pas compté, offrez à votre palais l’expérience gustative exceptionnelle du Prominente. Ses longues feuilles ne manqueront pas de vous surprendre: au départ leur fumée est toute délicatesse mais bien vite s’impose, crescendo, l’intensité de leurs arômes. Il exige environ une heure et quart d’attentions pour être savouré.
Julieta No.2 Nom courant: Churchill Dimensions: 178 mm x 18.65 mm de diamétre (cepo 47). On dit que sir Winston Churchill a fumé environ 300 000 Habanos lors de sa longue vie. Tous n’étaient pas de la taille de celui-ci, bien entendu, mais ce module était son préféré. Une autre fête pour le palais, qui s’en délectera pendant une bonne heure.
Dalia Nom courant: 8-9-8 Dimensions: 170 mm x 17.07 mm de diamètre (cepo 43) Le mythique 8-9-8 a donné son nom populaire aux Dalia (souvent, à tort, assimilés à des Lonsdale) à cause de la disposition en trois couches – 8, 9 et 8 – de ses cigares. 25 merveilles qui comptent parmi les plus emblématiques Habanos. Comptez environ une heure de plaisir.
Robusto Nom courant: Robusto Dimensions: 124 mm x 19.84 mm de diamètre (cepo 50) Les exigences de la vie moderne, trépidante, ont fait de ce module, court et trapu, le choix privilégié des fumeurs expérimentés. Sa combustion lente et sa richesse aromatique lui permettent d’offrir presque tous les bienfaits d’un long cigare en 30 ou 40 minutes.
Piramide Nom courant: Torpedo Dimensions: 156 mm x 20.64 mm de diamètre (cepo 52). Les Cubains nomment parejos (cylindriques) les modules que nous venons de vous présenter. Celui-ci est un figurado. Beaucoup pensent qu’une Pirámide ou Obus, grâce à sa tête en pointe et ses larges épaules, offre une combustion plus aisée tout au long de l’heure que dure sa dégustation.
Exquisito Nom courant: Figurado Dimensions: 145 mm x 18.26 mm de diamètre (cepo 46) Avec ses deux extrémités pointues, ce double Figurado est celui qui évoque le mieux une torpille (d’où son autre nom populaire: torpedo). Voilà un siècle, la plupart des Habanos présentaient cette forme, devenue rarissime. Actuellement, seule une marque ne présente que des modules doble-figurados.
Perla Nom courant: Tres Petit Corona (TPC) Dimensions: 102 mm x 15.87 mm de diamètre (cepo 40). Le Perla fait partie des petits modules que d’aucuns – en référence à Montecristo – surnomment n°5 Certains sont légèrement plus long, d’autres un peu plus gros. Tous exposent les arômes authentiques du Habano, en quelque vingt minutes.
Laguito No.3 Nom courant: Panetela Dimensions: 115 mm x 10.32 mm de diamètre (cepo 26). Un quart d’heure suffit pour savourer ce petit échantillon de l’art du torcedor. Idéal à fumer lors un entracte au théàtre, par exemple. Signalons, à ce propos, ce module très similaire, l’Entre Acto.

L’influence de la forme et de la taille sur le goût

Chaque marque possède son propre style aromatique, autour duquel chacune de ses vitoles apporte sa propre interprétation, ses variations.

• Plus le cigare est gros, plus ses arômes se révèlent riches et plus la fumée paraît fraîche.

• Les cigares de gros diamètre se consument avec lenteur et produisent une fumée plus moelleuse qui imprègne le palais d’un riche bouquet d’arômes.

• Les Doubles Figurados offrent une saveur particulière lors des premières bouffées dominées qu’ils sont par les arômes exposés par la cape et la sous-cape. La véritable richesse de l’assemblage s’exprime une fois la partie la plus large abordée.

• Les cigares plus fins se consomment plus vite et concentrent les arômes sur la langue, procurant une saveur légèrement plus piquante.

Le ligador, qui réalise ces assemblages, joue de ces différences pour atténuer ou amplifier les effets de sa ligada. Ainsi, il n’utilise pas de ligero, aux vertus trop puissantes, pour composer les plus fins cigares. (Les Habanos d’un cepo inférieur à 36, soit un diamètre de 14.29 mm, ne contiennent pas de ligero.)

L'incroyable richesse des conditionnements

L’incroyable richesse des conditionnements

Du choix, encore du choix, toujours du choix! Il existe six styles de présentation individuelle pour les Habanos, quant aux coffrets, leur diversité confine à l’abondance.

1. Avec bague

Le Habano classique, avec tous ses attributs. Parfois, à l’occasion de productions spéciales, une seconde bague est apposée.

2. Sans bague

Certaines vitoles échappent aux mains de l’anilladora, soit systématiquement, soit à certaines occasions. (cf. le paragraphe Boîte nature à glissière – SLB).

3. Enveloppé dans une feuille de cèdre

Le parfum subtil du cèdre apporte une touche de délicatesse à l’arôme, aussi certaines manufactures en emballent chacun de leurs cigares. Ce bois est poreux, ce qui permet de laisser, en l’état, ces vitoles dans l’humidificateur.

4. Tube d’aluminium

Ces tubes d’aluminium – dotés, à l’intérieur, d’une feuille de cèdre qui fait doublure -, ont été créés pour les compagnies de chemin de fer dans les années 1930, afin de préserver les cigares des chocs et éviter qu’ils ne se dessèchent. C’est la présentation idéale pour des activités en plein air, telles le bateau ou l’escalade. Sortez les cigares de leur tube quand vous les placez dans l’humidificateur.

5. Enveloppé dans du papier de soie

Le papier de soie assure une légère protection de la cape.

6. Enveloppé dans de la Cellophane

La plupart des marques de Habanos ont, à un moment ou un autre et pour certains pays, utilisé la Cellophane pour protéger leurs produits. De nos jours, la Cellophane n’est plus utilisée que pour les Habanos faits machine.

Cigares ronds et cigares carrés

Tous les Habanos sont ronds au sortir des mains du torcedor. Néanmoins, quand ils sont placés dans une boîte traditionelle de 25, ils prennent une forme carrée parce que tassés dans une boîte conçue volontairement trop petite. La raison de cette conception? Elle s’expliquerait par le souci d’éviter aux cigares bouger et, ainsi, de s’abîmer durant leurs transports. À l’époque, les exportations se faisaient uniquement par mer. En fait, et ce phénomène est fréquent dans le monde du Habano, la raison exacte de ces boîtes trop petites s’est perdue dans la nuit des temps. Chez certaines marques, la plupart des modules sont proposés  »corps carré », d’autres, au contraire, mettent un point d’honneur à n’offrir que des Habanos  »ronds ». Les statistiques montrent qu’il s’achète plus de Habanos  » carrés » que de  »ronds », mais ce choix n’appartient qu’à vous seul.

Boîte traditionnelle (25 cigares) Avec ses étiquettes qui la décorent, elle incarne le standard type des boîtes de Habanos, l’équivalent des cartons de 12 bouteilles de vin. À l’intérieur, les cigares sont toujours bagués et, pressés par la boîte, présentent un corps carré, à moins qu’ils n’aient été drapés de cèdre ou placés dans des tubes.

Boîte nature à bouton pression ou SBN (10, 12, 24, 25 of 50 cigares) SBN pour semi-boîte nature. Certains de ces coffrets sont en bois naturel, d’autres sont vernis. Le nom de la marque est marqué au fer sur le bois. Les cigares en sortent toujours le corps rond.

Boîte nature à glissière ou SLB (10, 25 of 50 cigares) SLB sont les initiales de : Slide Lid Box, une présentation créée pour les Britanniques au début du XXe Siècle et réservée aux seuls  »Cabinet Quality » Habanos. Ce conditionnement existe et en version bois naturel et en version bois vernis. Les cigares non bagués se trouvent uniquement dans ce genre de coffrets et présentent toujours un corps rond.

Cabniet boîte nature 10 of 25 cigares) Il s’agit de coffrets en bois vernis naturel, dont le couvercle, très étudié, arbore parfois l’emblème de la marque en lettres d’or. D’autres sont simplement marqués au fer. Une présentation réservée à des Habanos très spéciaux et qui préserve la rondeur de leur corps.

‘8-9-8’ (25 cigares) Boîte vernie aux côtés arrondis. Les cigares, bagués et aux corps bien rond, s’exposent sur trois rangs: 8 au premier, 9 au milieu, 8 au fond. D’où le nom de ce conditionnement.

Fagots ou Mazos (25 cigares) Fagots de cigares, aux corps ronds et non bagués, attachés par un ruban de soie et enveloppés dans du papier argent pour les protéger et les préserver l’humidité. Certaines boîtes sont en bois, d’autres en simple carton.

Petits conditionnements (1, 3, 5 of 10 cigares) Par leur petite taille, ils peuvent se révéler des cadeaux idéaux. Groupés par trois ou cinq, les Habanos sont présentés dans des étuis de carton, format poche. Les boîtes de 10 sont des versions adaptées des boîtes traditionnelles de 25.

Editions spéciales De temps à autre, vous rencontrerez des Habanos  »edition limitées », soit qu’ils se présentent dans des conditionnements spéciaux soit qu’il s’agisse de modules inhabituels à la marque. Achetez-les tant qu’ils sont sur le marché. Ci-dessus, quelques exemples de ces éditions rares.

Apprenez à savourer un Habano

Apprenez à savourer un Habano

Le cigare que vous choisissez, la façon dont vous le coupez, l’allumez, le fumez et surtout les saveurs que vous préférez, tout cela vous appartient et n’appartient qu’à vous. Voilà quelques recommandations pratiques, cependant, à ne jamais oublier.

Le choix

Le choix d’un Habano fait appel à quatre de vos cinq sens – voire à tous les cinq si vous croyez, comme certains, que faire rouler un cigare contre son oreille est d’un quelconque enseignement.

La cape doit flatter la vue. Peut-être la préférez-vous d’une couleur claire, ou d’un maduro foncé. Quoi qu’il en soit, la couleur devrait être unie et la cape légèrement luisante. Ne vous inquiétez pas sis vous apercevez, sur la cape, tel point blanc ou telle tache verte. Il ne s’agit que d’imperfections naturelles, des  »grains de beauté » en quelque sorte, qui ont fait leur appartion pendant la croissance ou le séchage. Ils ne compromettent pas la qualité du cigare.

Tâtez avec douceur votre habano, pressez-le légèrement entre le pouce et l’index pour vérifier son état. Il doit être ferme mais moelleux au toucher.

Humez-le pour profiter des odeurs que dégagent, au sortir de la boïte, ses feuilles bien vieillies, promesses des arômes à venir. Ce n’est qu’en le fumant que vous pourrez jouir de toutes ses qualités. Un vrai défi qui vous est lancé si vous vous rappelez qu’il existe 33 marques de Habanos à essayer.

Aux débutants, nous conseillons de commencer par un module commun à de nombreuses marques, tel la Mareva. Et de choisir, pour leurs premières armes, l’une de celles qui figurent parmi les plus légères, où sont classés les caractères des différents Habanos.

Nous recommandons encore aux novices de débuter par les petits formats. Quant aux fumeurs expérimentés, le temps dont ils disposent sera leur meilleur guide. Qu’ils se rappellent qu’un Habano tripe longue est conçu de manière à ce que ses arômes s’intensifient progressivement.

Il serait vraiment dommage de devoir abandonner un Habano avant qu’il n’ait eu le temps d’exprimer toutes ses qualités. Choisissez donc une vitole pour laquelle vous savez disposer du temps nécessaire à sa complète dégustation.

Couper la tête

La coupe devrait être pratiquée juste au-dessus de la ligne où le  »bonnet » s’unit à la cape (pour le figurado, à environ 3 mm à partir de la pointe).

L’objectif est simple. Il faut créer une ouverture suffisante pour assurer un tirage aisé tout en veillant à ce qu’une partie de la perilla reste en place, ce qui évitera à la cape de se détacher.

De nombreux instruments permettent de pratiquer cette coupe. Le plus célèbre est la guillotine, qu’elle soit à une ou deux lames. Autre solution, les ciseaux spéciaux à cigare. Citons encore l’emporte-pièce et sa lame circulaire. Il découpe une section ronde de la perilla, ce qui offre l’avantage de préserver la forme de la tête. Cependant cet instrument ne convient pas aux figurados.

À éviter, les coupe-cigares en V. Ils ont tendance à abîmer la tête. De même, il ne faut surtout pas perforer la tête avec une allumette ou une pique à cocktail, ce qui comprimerait la tripe et feraient bouchon , nuisant ainsi au tirage. Ne chercez pas à ôter la bague, vous risqueriez d’endommager la cape.

L’allumage

Deux principes à observer.

Le premier: n’allumez votre cigare qu’avec une flamme inodore. Utilisez exclusivement un briquet à gaz, ou une allumette de bois ou morceau de cèdre. N’employez jamais un briquet à pétrole, une allumette soufrée ou en cire ni une bougie, leurs odeurs édulcoreraient les arômes du Habano.

Le deuxième: prenz votre temps et soyez minutieux. Rien ne gâche aussi sûrement la jouissance d’un Habano qu’un allumage défectueux.

Ce petit rituel vous aidera à allumer correctement votre habano.

Présentez le pied du cigare perpendiculairement à la flamme et faites-le tourner jusqu’à ce que la totalité de sa circonférence soit embrasée.

Portez le cigare aux lèvres et, tout en maintenant la flamme à un centimètre du pied, aspirez jusqu’à ce que la flamme l’atteigne. Continuez de faire tourner le cigare.

Soufflez doucement sur la parite embrasée du sigare pour vous assurer qu’il est uniformént allumé.

Comment fumer

Un Habano devrait se fumer lentement. Tirez à petites bouffées. De trop profondes et trop rapides aspirations provoqueraient une surchauffe, ce qui nuirait à la bonne exposition des arômes.

Navalez pas la fumée – ce nest pas une cigarette. Aspirez doucement et laissez la fumée envahir votre bouche pour mieux charmer les papilles de votre palais.

Soyez détendu pour bien savourer les odeurs et les arômes subtils des tabacs de l’assemblage.

Il n’y a aucun mal à rallumer votre habano s’il s’éteint. Commencez, cependant, par le débarrasser de sa cendre, sous peine d’éprouver des difficultés à le rallumer.

Un Habano se laisse fumer avec bonheur sur plus des trois quarts de sa longueur. Ne vous inquiétez pas de la taille ni du devenir de la cendre. Tapoter nerveusement sur son Habano, comme on le fait avec une cigarette pour en faire tomber la cendre, relève de la faute de savoir-vivre. Laissez celle-ci tomber d’elle-même, de préférence dans un cendrier, naturellement.

L’adieu

Quand arrive le triste moment de vous séparer de votre Habano, ne l’écrasez pas. Laissez-le reposer sur le cendrier, il s’éteindra tout seul. Laissez-le mourir avec dignité.

Comment conserver ses Habanos

Comment conserver ses Habanos

Les Habanos peuvent se conserver pendant 15 ans, voire plus. Tout comme les grands crus, ils se bonifient en vieillissant.

Les bonnes conditions

Les Habanos doivent se conserver à une température allant de 16 à 18°C et à une humidité relative de 65 à 72 %.

L’humidité est le point le plus important. Un Habano trop humide devient infumable, trop sec, sa fumée se fait âcre.

L’humidité variant avec les changements de température, il est important de maintenir cette denière la plus constante possible.

Humidificateur

Fort heureusement, de nombreux industriels proposent des humidificateurs qui vous aideront à bien conserver vos Habanos.

Qu’il s’agisse de coffrets, d’armoires, voire d’une pièce entière consacrée aux cigares, tous sont équipés d’un dispositif qui génère ou contrôle l’humidité.

Les bons débits de cigares conservent tous leurs Habanos prêts à la vente dans des humidificateurs, où ils restent en parfaites conditions.

Vous serez, cependant, bien avisé d’investir dans un humidificateur personnel dans lequel vous garderez une sélection de Habanos prêts à fumer.

Les Habanos mettant quelques jours à s’acclimater aux conditions qui règnent à l’intérieur de l’humidificateur, choisissez un modèle pourvu d’un plateau, ce qui vous permettra de séparer les nouveaux venus des anciens.

Entreposer des Habanos dans le réfrigérateur est une solution à proscrire. Ces appareils assèchent plus vite que vous ne l’imaginez, en outre les bons cigares sont de grands capteurs d’odeurs.

Conseils pour résoudre quelques problèmes

Un certain nombre de problèmes peuvent apparître lors de la conservation des Habanos. Ainsi, ils peuvent devenir trop humides ou trop secs.

La sécheresse est le plus sérieux de ces deux maux. D’autant plus que si ces conditions perdurent deux ou trois mois, le cigare perdra définitivement ses arômes. Humidifier des cigares secs exige de procéder avec précaution et par étapes, sous peine de voir exploser la cape sous l’action des feuilles qui, sous l’effet de l’humidité, auront gonflé.

Les Habanos mettant quelques jours à s’acclimater aux conditions qui règnent à l’intérieur de l’humidificateur, choisissez un modèle pourvu d’un plateau, ce qui vous permettra de séparer les nouveaux venus des anciens.

Entreposer des Habanos dans le réfrigérateur est une solution à proscrire. Ces appareils assèchent plus vite que vous ne l’imaginez, en outre les bons cigares sont de grands capteurs d’odeurs.

Conseils pour résoudre quelques problèmes

Un certain nombre de problèmes peuvent apparître lors de la conservation des Habanos. Ainsi, ils peuvent devenir trop humides ou trop secs.

La sécheresse est le plus sérieux de ces deux maux. D’autant plus que si ces conditions perdurent deux ou trois mois, le cigare perdra définitivement ses arômes. Humidifier des cigares secs exige de procéder avec précaution et par étapes, sous peine de voir exploser la cape sous l’action des feuilles qui, sous l’effet de l’humidité, auront gonflé.

Un cigare maintenu dans une humidité exagérée risque de pourrir. Un signe vous alertera à temps contre ce danger: l’apparition d’une moisissure blanche, dont la consistance rappelle la poudre de riz. Elle se manifeste quand le Habano est soumis à une brusque augmentation d’humidité.

Cette moisissure est finalement positive: elle signifie que votre cigare est bien vivant. Elle s’eliminie facilement, au moyen d’un pinceau à poils souples.

Le pire des fléaux du Habano est un insecte appelé lasioderma serricorne. Il passe sa vie à festoyer dans le tabac. Il vide les feuilles de tripe de leurs substances, troue les capes pour gagner une vitole voisine (c’est à ce signe, l’appartion de petits trous dans le cigare, qu’on reconnaît sa présence), et rend le cigare infumable. Heureusement, ce type de manifestations reste rare. La meilleure prévention? Veillez à ce que la température à l’intérieur de l’humidificateur ne dépasse pas les 18°C.

En cas d’infection, placez la boîte touchée dans un congélateur au moins 4 jours. Le grand froid tuera les larves et sauvera les Habanos auxquels elles ne s’étaient pas encore attaquées.

Les bienfaits du vieillissement

Les bienfaits du vieillissement

Au sortir des mains du torcedor, les feuilles que composent le Habano vivent entre elles une véritable relation intime, faite d’échanges et de complicité.

Il faut du temps aux feuilles de tripe pour que leurs arômes particuliers se fondent et exposent cette harmonie de saveurs, voulue par le ligador.

Faire vieillir un Habano relève d’un art. Car les exigences sont grandes. D’abord, il faut un grand humidificateur (une armoire sinon une pièce) où un air humidifié – aux qualités de température et d’hygrométrie constantes au fil des ans – circule librement autour des boîtes. Une tâche qu’il sera prétérable de confier aux seules boutiques spécialisées.

Cela dit, le résultat obtenu paie des efforts consentis. En vieillissant le Habano mûrit. Il exprime, alors, ses arômes avec davantage de douceur et de générosité

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  1. Découvrez l’art du Habanos…… | Maison-Dhondt | cigars | Scoop.it

    […] Découvrez l'art du Habanos…… | Maison-Dhondt Dans la composition d'un Habano n'entre que du tabaco negro cubano – tabac brun cubain, héritier direct des plants que Christophe Colomb a découvert dans l'île, voilà plus de cinq cents ans. Deux méthodes ….. Source: http://www.maison-dhondt.com […]

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